avril 18, 2018

LES MOTS

Les mots que nous aimerions dire
que nous ne prononçons pas
qui près de nos soupirs
se cachent sous nos draps

Les mots que nous hurlons
parfois aux vents mauvais
qui se transforment en lance
venant nous transpercer

Les mots que nous voulons dire

ceux que nous ne disons pas
ceux qui parmi nos rires
ronronnent près de nos chats

Les mots tendres murmurés
au creux de notre oreille
ceux qui vont se nicher
au coeur de nos soleils

Les mots que l' on emporte
tendrement avec soi
ceux qui cognent à nos portes
quand dehors il fait froid

Et puis les mots d'amour
ceux pour qui l'on chantonne
tous ces mots de toujours
qui chassent nos automnes

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 Marie haïssait le malheur qui avait, à ses yeux, le faciès d'un corbeau noir.
Elle savait, au plus profond d'elle-même, qu'elle était faite pour le bonheur. Lorsqu'elle le rencontrait, c'était "du sur-mesure", de la "haute couture". Marie se glissait dans celui-ci comme dans un vêtement spécialement conçu pour elle.

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avril 16, 2018



J' aime tous les chemins parsemés de silences, d' ailes vivent
qui s' élancent sous les souffles des vents...

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LA MAIN


Cette main qui s'agite
sur le quai de la gare
en voulant retenir
le train bleu qui repart
solitaire, elle se fige
observant l'horizon
et soudain elle s'afflige
quand l'oreille perd le son
Cette main qui s'abaisse
sur le quai de la gare
solitaire, elle régresse
vit l'étreinte du départ
puis se planque, en vitesse 
dans la poche du "trois quart"


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Il faisait naître les couleurs
ses feuilles étaient
des champs de fleurs

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mars 31, 2018

PETIT BILLET POUR CAROUGE

Petit billet pour Carouge
demain, le train va m' emporter
il fallait bien que mon coeur bouge
il n' arrêtait pas de crier

Je m' en irai cheveux au vent...

J' arriverai comme par hasard
déposée sur le quai de gare
par un courant bien ingénieux
directement venu des cieux

Petit billet pour Carouge
demain, le train va m' enlever
j' apposerai un baiser rouge
au coin de tes lèvres étonnées

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Je t'aime
le soleil, immense
mon regard, le bleu s'éclaire
et j'ai vu dans tes yeux
l'éternité, un air

Je t'aime
mon coeur, profond
féminin réceptacle
des mots tendres murmurés
et si chaud habitacle
des mots abandonnés

Je t'aime,
c'est mon coeur qui le dit
il ne me ment jamais
je connais son parfum
ce qui est fort et vrai

Je t'aime,
le soleil, plus jaune
ma terre, le chemin s'éclaire
et j'ai vu dans nos yeux
éclore la lumière

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LA POESIE

La poésie est campagnarde
près de l'oiseau en son envol
sur la rivière qui lézarde
joliment froissée par Eole

La poésie est tournesol
quand les soleils sont des corolles
et qu'ils accrochent  leurs lumières
aux océans, aux lacs, aux terres

La poésie vit à la source
brille parfois à la grande ourse
elle prend naissance au clair de lune
quand un halo mordille la dune

C'est un regard qui est donné
il vient aussi d'un champ de blé
d'un sentier qui court vers la mer
d'un arc-en-ciel, après l'éclair

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mars 29, 2018

Chaque être , auprès duquel je me suis aŕrêtée, m' a construite et a fait de moi la femme que je suis aujourd' hui.
Je ne renie rien des rencontres que j' ai faites. Les rejeter serait me désavouer au plus profond de moi-même.
Certains visages se sont effacés naturellement, je ne les ai pas gommés avec la volonté de les faire disparaître.
Chacun, à sa manière, parfois désordonnée, a contribué  à rédiger mon histoire.
Certains regards m' ont traversée de leur présence lumineuse, fait de ces âmes  soeurs vibrant à une même fréquence.
Dire que ton visage a effacé tous les autres serait un leurre et un manque de reconnaissance,  envers celle que je fus, en des temps révolus.


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mars 27, 2018



Terres brunies
que nous ne quittons pas
aux airs de paradis
de parfums de là-bas

Des terres

où les soleils
révèlent aux doux amants
l'ombre d'autres soleils
brillants des anciens temps

Terres gravées

de prénoms pour toujours
où les lettres enlacées
révèlent les amours

Des terres

que les soleils
éclaboussent de lumière

à la tombée du jour

les regards qui s'éclairent
les corps dansant l'amour

Terres brunies

que nous ne quittons pas
en nos âmes terreaux
somptueuses ici-bas

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mars 23, 2018












Elle rêve simplement
imagine un soleil
qui tel un papillon
sous le bleuté du ciel
se pose au "vermillon"
Elle rêve simplement
de ces songes éthérés
quand une femme emporte
sur des chemins secrets
par la voie de l'aorte
un homme...

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IL A SUFFI DE TOI

Il a suffi de toi
pour que mon coeur de femme
palpite dans le noir
d'une rougeoyante flamme
Et le feu a brûlé
tu étais le bois chaud
mon petit coeur qui fondait
à douceur de tes mots
Je me suis vue grandir
au reflet de tes yeux
jusqu'à devenir immense
homme qui m'ensemence
J'étais comme l'oiseau
sur le sommet du monde
accrochant le soleil
les étoiles dans la ronde
Il a suffi de toi
que je devienne celle
qui aligne des mots
Pour qu'un jour un oiseau
m'emporte au toit du monde
et qu'au sommet là-bas
s'envolent tous mes maux
Et que je crie ton nom
comme on ouvre un tombeau
pour en extraire, à la belle façon
l'amour que je te porte

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mars 20, 2018

PAULINE

Pauline approcha son visage du miroir. Sa main effleura une ride et renonça à la gommer.
La vie, en son imperfection, avait tracé naturellement son ouvrage.
Les rides du front côtoyaient celles du sourire.Il suffisait alors d'emprunter ces chemins  pour accéder, d' un saut de puce, au regard.
 Le temps conduisait Pauline  vers des horizons moins rectilignes.
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